Ce soir, certains jolis plumages iront, qui sait, danser le mambo sous les lambris rococos. Pour se délasser les ailes au Royal Casino et échapper aux sépulcrales réunions de bureau qui sévissent dans les milieux hautement tertiaires.
Entre le temps passé à organiser les conférences et celui consacré à y assister, les salariés à plumes ont souvent quantité d'heures perdues au compteur de vol. Mal nécessaire ou gaspillage intégral, toujours est-il que la réunionite (voir Dico du corbac) coûte cher aux entreprises.
Aux Pays-Bas, la facture payée par les patrons pour ces caquètements professionnels atteindrait au bas mot 60 milliards d'euros par an selon une étude d’un institut néerlandais travaillant pour les chemins de fers.
Oubliés les baisers et coquillages, les yeux dans les yeux. Selon les résultats de l'enquête, 95 % des personnes interrogées avouent avoir l'esprit qui divague durant ces séances autour de la volière.
Encore que. Quand vient le temps des vacances certains piafs pourraient penser aux futures escapades printanières. Mais d’ici là à travailler plus pour gagner plus… Ahouu Tcha tcha tcha.
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